Super-typhons : le terrifiant visage du changement climatique

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Malgré les nombreux sceptiques refusant de se rendre à l’évidence, par ignorance ou par intérêt économique, le changement climatique est résolument en marche. Les preuves n’ont de cesse de s’accumuler : fontes des glaces polaires, sécheresses accrues, pluies diluviennes ou super-ouragans… Parmi ces manifestations indéniables du réchauffement du climat, les cyclones tropicaux qui frappent l’Asie de manière bien plus forte depuis le début 20e siècle.

Des super-typhons plus intenses

Une équipe coréenne vient de publier une étude sur les typhons qui ont frappé l’Asie ces trente dernières années. D’après elle, la Corée, le Japon et la Chine ont été frappés par des cyclones tropicaux d’ampleurs bien plus importantes que celles des décennies précédentes.

Les climatologues coréens ont étudié particulièrement les typhons qui se sont abattus sur le Sud Est de l’Asie ces 10 dernières années. D’après eux, l’intensité de ces dépressions tropicales est directement liée à l’augmentation de la température de la surface de l’océan et au changement de circulation atmosphérique.
En effet, le changement de température des mers a modifié le sens du courant d’air, renforçant la « cellule de Walker ». Cette dernière pousserait les cyclones vers la côte nord-asiatique, leur insufflant plus d’énergie et provoquerait ainsi plus de dégâts.

Des cyclones meurtriers

L’augmentation en intensité de ces super-typhons touchant l’Asie a pour conséquence une augmentation des dégâts et des victimes.
L’étude a ainsi estimé que les ouragans Maemi, Songda, Durian et Bopha ont causé plus de 82 milliards de dollars de dégâts et à près de 3 500 victimes. Qualifiés de super-typhons atteignant des vents de plus de 275km/h, il semble qu’il existera dans les prochaines années des phénomènes climatiques encore plus dévastateurs, à l’image de Haiyan qui a touché les Philippines en 2013. Ce « méga-typhon », soufflant à plus de 315 km/h, a fait plus de 10 000 victimes !
Les chercheurs coréens semblent très préoccupés par les conclusions de cette étude. L’augmentation des gaz à effets de serre sur la planète conduira mécaniquement à accroitre la température des eaux, et par là, à augmenter la force de ces cyclones tropicaux.